- Est ce que le trajet du (...)
- Est-ce que tous les voyages
- Est-ce que le retour est (...)
- Quand - est ce qu’on sait (...)
- Est-ce qu’on voyage toujours
- Atelier BCD
- Le philosophe cherche, le (...)
- Deleuze n’aime pas porter (...)
- Désaccord avec Deleuze
- Trouver un synonyme de (...)
- Deleuze, un mauvais rêveur
- Ironie deleuzienne ?
Est ce que le trajet du retour est le même que celui de l’aller ?
Non, car on revient tous souvent en même temps. En plus, à l’aller on est joyeux alors qu’au retour on est triste. Mais l’aller est comme le retour puisque nous prenons le même chemin sauf si on a des escales.
Le trajet du retour peut être plus long car il est contre le vent. Par exemple lorsque je suis partie à Annecy, l’aller a duré 3h30 alors que le retour s’est fait en 4h. (Adèle)
On ne fait pas forcément le même trajet au retour car on peut par exemple s’arrêter chez des amis chez qui on n’était pas partis à l’aller ou on peut passer chez des proches, la famille, que l’on ne voit presque jamais pour y rester quelques jours. Mais on peut avoir envie tout simplement de voir d’autres paysages que l’on a pas vus à l’aller et donc on ne fait pas le même trajet. (Charles)
Ce n’est pas le même trajet car on est content de retrouver sa console mais pas content de retrouver l’école. (Louis)
Ce n’est pas le même car on peut s’arrêter pour aller aux toilettes.
Peut-être il y a un contrôle de papiers pour un excès de vitesse, alors le départ peut être retardé par rapport au retour.
Quand il y a des bouchons de circulation sur l’autoroute.
Est-ce que tous les voyages ont un retour ?
Non car il peut y avoir un déménagement et donc on ne revient pas à l’endroit où on était avant. Aussi parce qu’on peut trouver le pays joli et y trouver un travail, mais également quelqu’un. Tous les voyages n’ont pas un retour lorsqu’on a pas le choix de ne pas revenir et lorsque l’on a de la famille sur le lieu où l’on part en voyage. (Adèle)
Pas forcément car on peut trouver là-bas quelqu’un qui nous plait et alors on a envie de rester avec cette personne.
On peut vouloir rester là où on est parti. On peut ne pas revenir à cause de la grève des transports, ou parce que notre voiture a eu une roue crevée, mais aussi si l’on meurt sur le lieu du voyage. Il n’y a pas de retour non plus lorsque notre avion s’est écrasé sur une île dans le Pacifique.
Il peut ne pas y avoir de retour si notre PSP s’est cassée pendant le voyage et que l’on fait du chantage à nos parents pour qu’ils nous en rachètent une avant de repartir. (Félix)
Non pas forcément si j’ai envie de rester dans le pays. (Antoine)
Par exemple, si je trouve le pays super bien, je me cache dans un endroit jusqu’à ce que mes parents partent et après je suis tranquille dans le pays tout seul. (Ramzy)
Est-ce que le retour est forcément la fin du voyage ?
Ce n’est pas la fin car on peut avoir envie d’y retourner tellement que l’endroit nous a plu.
Pas forcément car on peut faire un carnet de bord et revoir les photos quand on est revenu. Non si on rencontre des gens qui veulent revenir dans notre pays, ou si on fait le tour du monde ou encore si c’est notre ville natale. (Eva)
Non car on peut visiter les endroits où l’on fait escale, mais aussi repartir autre part avant d’être rentré chez soi.
Non parce que quand on rêve et qu’on se réveille on revient à la réalité, donc c’est comme un retour. Mais la nuit d’après, on peut reprendre le rêve là où on l’a laissé et donc on repart. (Ulysse)
Quand - est ce qu’on sait qu’il faut rentrer ?
Lorsque l’on sait qu’on a fini de voyager, de visiter, de lire un livre, quand j’ai envie de jouer à la Wii, quand j’ai envie d’aller jouer chez Charles à la console en réseau. (Antoine)
On sait qu’il faut rentrer quand on part. (Louis)
On sait qu’il faut rentrer lorsque les vacances sont finies, quand je veux jouer à l’ordinateur, quand j’ai envie de retourner chez moi, quand la location que l’on avait est terminée. (Charles)
Quand ça ne me plait plus (Lucie)
Quand on commence à s’ennuyer, quand c’est la rentrée des classes.
Oui quand on a envie de revoir sa famille.
Quand on a bien vu tous les paysages.
Est-ce qu’on voyage toujours pour revenir un jour ?
Non. Le déménagement, la mort, le bien du pays et l’absence d’école sont les cas où on voyage pour ne pas revenir un jour. (Louis)
Atelier BCD
V comme voyages
L’abécédaire de Gilles Deleuze, avec Claire Parnet, Éditions Montparnasse
Réalisé avec le CM2 B : Esther, Manon, Stella, Émil, Lou, Yannick, Antoine, Marouane, Maud, Namira, Kévin, Sébastian et Costa
Le philosophe cherche, le scientifique découvre
Gilles Deleuze est écrivain philosophe. Un philosophe, c’est quelqu’un qui donne des conclusions à des questions comme « Qui a créé l’homme ? » ou « Qu’est ce qui se passera dans le futur ? » (Sébastian)
Il se demande par exemple : « Est-ce qu’il y a eu quelque chose avant nous ? (Costa)
Philosopher, c’est quand on se pose plein de questions sur la vie. (Manon)
Un philosophe cherche ce qu’on pourrait faire si n’avait plus de pétrole par exemple. (Maud)
Ça, c’est plutôt le scientifique. Le philosophe, il se pose la question mais il ne cherche pas vraiment, il essaye de trouver par lui-même. Le scientifique, il regarde des études et il s’aide avec un ordinateur. (Sébastian)
Pour le scientifique, le problème est déjà là. Le philosophe, lui, fait des hypothèses. (Maud)
Le scientifique cherche des possibilités, le philosophe cherche des réponses. (Manon) C’est plutôt le contraire, le philosophe cherche, le scientifique découvre. (Sébastian)
Deleuze n’aime pas porter les bagages
Deleuze n’aime pas voyager, il préfère écrire des livres sur le voyage. (Manon)
Pour Deleuze, le voyage rime avec « ça me casse les pieds ! » (Maud)
Pour lui, il n’y a pas d’intérêt à voyager. (Stella)
Pour Deleuze, le voyage ce n’est pas le tourisme. (Antoine)
Il déteste surtout les conditions du voyage, c’est-à-dire il n’aime pas porter les bagages, le temps de la route, l’autre langue dans le pays. (Sébastian)
Le voyage intellectuel c’est un voyage pour le travail, tu ne te reposes pas. (Émil)
Il dit que cela ne sert à rien d’aller au bout du monde pour parler, pour faire des conférences. Cela, il pourrait le faire chez lui. (Esther)
C’est comme l’hôtesse de l’air, elle ne fait que des allers-retours. Mais quand elle peut un peu visiter, là elle voyage. (Namira)
Deleuze est obligé de voyager s’il veut devenir connu parce que s’il ne passe qu’à la télé, on peut l’éteindre. (Costa)
Deleuze n’a pas envie de rencontrer d’autres personnes. Voyager, c’est rencontrer d’autres personnes et je crois que ça l’ennuie. (Kévin)
Il pense que les écrivains ont tort de vouloir voyager pour écrire. (Émil)
Désaccord avec Deleuze
« Le voyage, c’est de la rupture à bon marché. » Gilles Deleuze Une rupture, c’est couper les liens. (Marouane)
Voyager, c’est quand même une rupture. On coupe les liens avec son monde, on va là où on n’a pas l’habitude de vivre, on ne va pas forcément aimer cet endroit. (Costa)
Quand je reviens de Chine, c’est comme si le monde avait changé. (Yannick)
Il y a aussi des ruptures avec l’amitié, on quitte des amis, des vieilles personnes que l’on connaît peuvent mourir alors qu’on est en voyage. (Sébastian)
Quand on voyage, on peut connaître la mort. (Yannick)
On pense souvent que voyager, c’est l’occasion de faire un nouveau départ. (Antoine)
Deleuze dit que voyager, c’est chercher un père. Cela veut dire que l’on recherche l’âme sœur, on cherche un sentiment que l’on n’a pas déjà chez nous. (Manon)
Trouver un synonyme de voyager plus grave…
« Rien n’est plus immobile qu’un nomade. » Gilles Deleuze
Un nomade, c’est le contraire d’un sédentaire. Le sédentaire est comme nous, il a une maison. (Antoine)
Le sédentaire reste sur place. (Costa)
Normalement un nomade, c’est quelqu’un qui bouge tout le temps, il n’a pas de domicile fixe. (Stella)
C’est un peu comme si Deleuze était contre les nomades parce que lui il n’aime pas les voyages mais les nomades eux, sont obligés de voyager. (Emil)
Deleuze veut dire que les nomades restent chez eux parce qu’ils n’aiment pas quitter leur terre. Ils sont immobiles parce qu’en fait, ils ne changent pas de continent. (Marouane)
Il veut dire que les nomades ne voyagent pas vraiment, ils ne le décident pas. Ils le font par nécessité pour trouver de la nourriture. Ce n’est pas un voyage. (Esther)
Il faudrait trouver un synonyme de voyager qui serait plus grave. (Antoine)
Deleuze, un mauvais rêveur…
Deleuze cite l’idée de Proust : Voyager c’est vérifier ses rêves. Un bon rêveur sait qu’il faut aller vérifier.
On est obligé de voyager si l’on veut vérifier. (Maud)
Quand Proust parle de mauvais rêveur, c’est comme s’il parlait de Deleuze. Deleuze est mauvais rêveur, il n’aime pas voyager, il ne vérifie pas. (Sébastian)
Si on rêve d’un pays comme le Vietnam, on a envie d’y aller mais on a un peu peur d’être déçu. Il ne faut peut-être pas trop lire de choses. Dans les livres, il y a toujours le bon côté des choses mais après quand on vérifie… (Maud)
C’est bien aussi d’avoir des surprises. (Manon)
Ironie deleuzienne ?
Je pense que Deleuze fait de l’ironie, il dit tout sur un ton un peu ironique. (Antoine)
Il ne pense pas vraiment ce qu’il dit, ce n’est pas sérieux ce qu’il dit. (Maud)

Version imprimable








